DIY tout simple pour jouer avec les chiffres

Si comme le mien votre enfant aime compter, dénombrer, essayer de former les chiffres avec ses doigts alors peut être que ce jeu à imprimer et à manipuler l’intéressera. L’idée principale est d’amener l’enfant à identifier différentes représentations des chiffres en faisant correspondre les jetons de chiffres et les images. Lire la suite « DIY tout simple pour jouer avec les chiffres »

IEF ou école ?

Pendant ma première grossesse, j’ai réalisé qu’il fallait que je me penche sur un élément qui allait constituer un gros morceau dans la vie de mon enfant à naître (et des éventuels suivants) : l’école. Au début, la question m’a semblé plutôt simple : école publique ou école privée ? Au fil des mois et de mes lectures, j’ai découvert Maria Montessori. J’ai également découvert qu’il existe des écoles dont le projet pédagogique est conçu exclusivement autour de ses travaux. J’étais séduite mais mon mari étant mené à être muté régulièrement j’hésitais car au fil des déménagements nous risquions de ne pas avoir d’école Montessori à proximité de chez nous. En plus, c’est assez cher. De découverte en découverte, je prends connaissance d’autres pédagogies dites « alternatives » (je n’aime pas ce terme). Certains de leurs axes me parlent un peu mais sans plus… Et il y a toujours la question des mutations donc les écoles « alternatives », ce n’est pas pour nous.

A ce stade, j’ignorais tout ou presque de l’IEF. Pour moi, c’était réservé aux enfants qui voyageaient à-travers le monde avec leurs parents, aux enfants incapables physiquement ou psychologiquement de se rendre à l’école… Ce genre de « cas ». Et encore, seulement via le CNED.

Et un jour, en furetant de blog en blog je découvre une famille qui pratique l’IEF. La famille de Monsieur et Madame Tout Le Monde, à la différence près que leurs enfants sont instruits par leurs parents. Comment est-ce possible ? Et l’école obligatoire jusqu’à 16 ans, c’est fini ? S’en est suivi, une longue période pendant laquelle je me suis documentée au sujet de l’IEF et de ses multiples facettes.

Plus je me documentais, plus je concevais ce type d’instruction pour mes enfants. Mon deuxième enfant est né et l’idée de l’IEF s’est renforcée dans mon esprit. J’en ai parlé à mon mari, il a trouvé cette idée très intéressante. Vraiment. Aussi, si nous avons beaucoup échangé au sujet de ce que nous estimions positif et négatif au sein de l’école et dans le cadre de l’IEF, jusqu’il y a peu je crois qu’il pensait que c’était juste de la curiosité de ma part. Aussi, lorsque je lui ai explicitement annoncé qu’il s’agissait d’un projet de vie que je souhaiterais concrétiser, bien que séduit, il a pris peur.

Peur :

  • que nos enfants vivent dans une bulle ;
  • que nos enfants n’aient pas d’amis ;
  • que nos enfants aient des lacunes au regard des attendus de l’Éducation Nationale ;
  • du regard des autres (famille, amis, société) ;
  • que nous ne parvenions pas à gérer les savoirs de 2 enfants de presque 2 ans d’écart ;
  • que nous soyons trop fusionnels tous les quatre ;
  • que je n’aie jamais de temps pour moi.

Ça en fait des peurs, et j’en passe. Pour info, dans notre couple nous nous complétons bien lui et moi : lui avec les pieds bien sur Terre, se sent à l’aise dans les clous et moi j’aime bien déplacer un peu les clous en question de temps en temps… Bref.

Nous avons longuement discuté de ces points, très longuement même. Jusqu’au jour où nous avons estimé faire le tour du sujet et avons tout bonnement cessé d’en parler. C’était il y a environ deux semaines sachant que dans notre commune, les pré-inscriptions à la maternelle peuvent d’effectuer jusqu’au 27 avril. Nous campions tous les deux sur nos positions, nos peurs et nos convictions alors que le temps nous pressait vers une prise de décision quant à l’année scolaire 2018-2019. Je craignais de lancer l’ultime discussion, de poser la question fatidique : IEF ou école ?

Je comptais attendre les derniers jours avant la clôture des pré-inscriptions pour une dernière fois ce sujet avec mon mari or, il m’a devancée. J’ignore si c’est ma conviction qu’une IEF épanouissante et réussie est possible, si c’est la rapidité et la facilité avec lesquelles Jules est entré dans le monde des chiffres et des lettres qui l’ont convaincu ou si c’est autre chose, quoiqu’il en soit mon mari m’a annoncé il y a quelques jours :  » Au fait, c’est ok pour l’IEF. On essaye un an et après on verra. « 

** Danse de la joie ! **