Zéro essuie-tout

En parallèle du minimalisme, j’ai engagé une réflexion et un peu d’action au passage pour réduire un peu notre (sur)production de déchets.

Le peu d’action à l’heure actuelle réside entre autres dans le fait que nous n’utilisons plus de papier essuie-tout. Pour notre famille qui en consommait 24 rouleaux par mois il y a encore 3-4 mois de cela, c’est un véritable exploit !

J’ai lu livre de Béa Johnson, Zéro Déchet, et cette pépite m’a montré qu’il est réellement possible de réduire ses possessions ET ses déchets par la même occasion. Loin de moi l’idée de « devenir » une Béa Johnson bis car cela n’aurait aucun sens : chacun sa vie et ses aspirations. Néanmoins, c’est le genre d’ouvrage qui démontre qu’évoluer, se révéler est possible. Accéder à de la durabilité dans notre quotidien est à notre portée et tant pis pour les pros du marketing.

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1. Ma fibre écolo a tranché

Si l’on parle de « déchets directs », l’essuie-tout présente quelques bons points : composé de fibres de cellulose, il est biodégradable et compostable (à condition d’avoir été utilisé pour essuyer des matières organiques). Il y a bien pire.

Si l’on considère les « déchets indirects », là ça se gâte un peu :

  • La fabrication d’un rouleau d’essuie-tout mobilise environ 13 L d’eau (selon le penchant écolo ou non du fabricant, cette eau peut-être retraitée directement mais quand même)
  • Issu du recyclage ou non, l’essuie-tout est friand d’électricité : 1 MwH pour une tonne de papier recyclé et le double pour l’autre.
  • Pour une tonne de papier produite, 450 kg de déchets sont générés (déchets qui nécessitent d’être traités à leur tour…)
  • Opter pour de l’essuie-tout fabriqué à partir de fibres recyclées génère deux fois plus de gaz à effet de serre que choisir un produit issu de fibres vierges : choisir entre la préservation des forêts et le réchauffement climatique, dur dilemme n’est ce pas?

Si on est objectif, l’essuie-tout est loin d’être le pire produit qui soit mais on peut avoir tendance à en abuser… comme c’était le cas chez nous! Du coup nous avons traité le mal par le mal : un beau matin, un énième rouleau terminé, j’ai décrété que l’on n’en achèterait plus. C’est tout.

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2. Réactions de ma famille

Lorsque j’ai informé mon mari de ma décision il a cru que je devenais cinglée. Il m’a demandé par quoi est ce que je comptais remplacer le sacro-saint sopalin et quand je lui ai parlé de lingettes en bambou pour débarbouiller les enfants, d’éponges et de torchons en microfibre il était loin d’être convaincu car tout cela lui semblait compliqué.

En quoi est ce que mettre un truc dans le lave linge au lieu de le jeter dans une poubelle est compliqué, je vous le demande. Bref. Il nous aura fallu quelques semaines d’adaptation mais j’ai on a tenu bon et on a bien fait car nous sommes à présent « sevré » en ce qui concerne l’essuie-tout.

On tourne avec 20 lingettes en microfibre pour le débarbouillage des enfants et le nôtre quand c’est nécessaire, 5 torchons toujours en microfibre pour le ménage, quelques éponges et ça nous convient bien. Même mon mari qui était pourtant réticent au départ a adopté véritablement ce changement de matériel qui nous a coûté juste une trentaine d’euros et qui laisse présagé une très longue durée de vie.

Mon fils de deux ans et demi a très bien adopté ce changement : fini le rouleau de sopalin hors de sa portée de crainte qu’il ne le fasse tomber plus ou moins accidentellement et qu’on se coltine la corvée de tout rembobiner sur le tube (si tu l’as déjà fait, tu admettras que c’est chiant !) car désormais les lingettes lui sont facilement accessibles ce qui a développé son autonomie et affiné son goût de la propreté. Et si l’envie lui prend de toutes les sortir du tiroir pour jouer il peut lui-même les ranger après. Tout le monde est content.

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3. Un passage à l’action motivant

Nous sommes très loin du Zéro Déchet mais grâce à ce petit changement dans nos habitudes, nos poubelles se remplissent moins vite. Ce petit succès nous encourage à creuser d’autres pistes pour réduire encore un peu nos déchets car nous avons constaté que c’est tout simplement faisable et accessible. Un temps d’adaptation peut-être nécessaire, surtout quand le cheminement concerne une famille entière et c’est normal !

Si le côté écolo peut laisser indifférent, il y en a un qui a compte plus d’adeptes : le coté financier. Cesser d’acheter mensuellement ces 24 rouleaux d’essuie-tout nous a permis de réserver la vingtaine d’euros ainsi économisée chaque mois à des fins nettement plus agréables et plus nobles qu’à finir au fond de la poubelle : sorties, livres, nourriture de meilleure qualité…On est d’accord, c’est plus sympa de dépenser de l’argent pour ça que pour de l’essuie-tout, non?

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